15 décembre 2021
Taubira, Taubira pas ? L'éternel fétiche de la gauche (Présent)

« J’assume pleinement la responsabilité de cet échec en me retirant de la vie politique. » Les mots de Lionel Jospin, éliminé au premier tour de l’élection présidentielle par Jean-Marie Le Pen résonnent encore aux oreilles d’une gauche qui a mis dix ans à évacuer le traumatisme. Les causes de cet échec, nombreuses, sont toutefois explicables par une réalité arithmétique : les candidatures dissidentes de Jean-Pierre Chevènement et Christiane Taubira. Déjà à l’époque, le PS était pris en tenaille entre sa frange souverainiste et républicaine et les prémices de sa frange indigéniste et décoloniale. Ainsi était Christiane Taubira au PS, sa mauvaise conscience et l’un de ses nombreux points de repère. La diversité au service de la désunion, le charisme décuplé par les pulsions déconstructivistes.