26 août 2021
Le Premier ministre slovène - actuellement président en exercice du Conseil de l’Union européenne - Janez Janša appelle à ne pas laisser entrer sans contrôle des flots de clandestins extraeuropéens

**Union européenne **– À l’heure où – quelques jours après la chute attendue de Kaboul – les « élites » européennes, la présidente de la Commission Ursula von der Leyen en tête, s’apprêtent à servir aux Européens une version réchauffée du *Wir schaffen das *(Nous pouvons le faire) de Mme Merkel et à ouvrir une fois de plus bien grandes les frontières de l’Union européenne et de l’espace Schengen à des centaines de milliers d’Afghans – les actuelles estimations sont de l’ordre de 400 000 migrants afghans dans les prochains mois –, le Premier ministre slovène et président en exercice du Conseil de l’Union européenne, Janez Janša, a clairement exprimé son refus de voir « la crise migratoire de 2015 se reproduire ».
Von der Leyen : « trouver des voies d’immigration légales et sûres »
En effet, dès la veille, samedi 21 août, en visite à Madrid, où elle assistait, en compagnie du président du Conseil européen, Charles Michel, à l’arrivée en Espagne de ressortissants afghans (notamment des interprètes) ayant collaboré avec l’armée espagnole lors sa mission en Afghanistan dans le cadre de l’OTAN, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, commençait à préparer les esprits en ce sens :
« La réinstallation des personnes vulnérables est d’une importance primordiale. C’est notre devoir moral »,
une question qui, selon elle, « devrait être à l’ordre du jour de la réunion du G7 de la semaine prochaine pour
trouver des voies d’immigration légales et sûres à l’échelle mondiale organisées par la communauté internationale pour les Afghans ayant besoin de protection ».
La Russie n’accueillera pas de réfugiés afghans
Pendant ce temps, les autorités russes ont fait savoir que pour elles il était hors de question d’accueillir des réfugiés afghans. Le président russe, Vladimir Poutine, a ainsi déclaré, on ne peut plus clairement :
« Nous ne voulons pas que des extrémistes nous réapparaissent sous le couvert de demandeurs d’asile.
Nous ferons tout – entre autres, avec nos partenaires occidentaux pour la stabilité de l’Afghanistan – mais nous ne voulons pas que la situation des années 1990 ou du milieu des années 2000 se répète dans notre pays. À cette époque, il y avait de fait des combats dans le Nord du Caucase ».
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