27 septembre 2019
Le préfet de Seine-Maritime au sujet des fumées de Rouen : «Si je devais simplifier, je dirais que nous avions une fumée qui comprenait des substances carbonées classiques»

27 septembre 2019

Au lendemain l'incendie qui a ravagé une partie de l'usine Lubrizol, classée Seveso, à Rouen, et qui a provoqué des pluies noires de suie sur parfois plus de 50 kilomètres à la ronde, le préfet de Seine maritime, Pierre-André Durand, a appelé la population à ne pas céder à la panique, évoquant des "composants sans toxicité aigüe".
Au-delà de ses annonces se voulant rassurantes, la préfecture recommande néanmoins de ne pas toucher les retombées de suie et de se laver les mains en cas de contact. Les agriculteurs sont enjoints à placer les bêtes sous abri et protéger leur alimentation et à ne pas récolter les cultures en attendant de nouvelles consignes et les particuliers doivent aussi s'abstenir de consommer des légumes et fruits du jardin qui ne pourraient être épluchés ou lavés de façon approfondie. A part ça, tout va bien madame la marquise !
Puisqu’on vous dit que tout va bien...🙃 Croyez-le...ou pas ! #Lubrisol #Rouen pic.twitter.com/YGaCCs0EIq
— Gilets Jaunes Paris (@GiletsJaunesGo) September 26, 2019
L'infrastructure dévastée par un incendie jeudi utilisait des matières radioactives. Pas dans son processus de production, précise le préfet de Seine-Maritime, mais dans des outils de mesure, et sous forme «scellée». Ces éléments n'auraient pas été touchés par l'incendie. Un véhicule spécialisé dans l'évaluation du risque radiologique a quand même été envoyé sur le site de l'incendie pour procéder à une "levée de doute". «Aucune des sources [radioactives] n’a été touchée par l’incendie», a conclu le patron du Service départemental d'incendie et de secours (Sdis).
Selon le préfet Pierre-André Durant, la fumée comportait des «traces très ponctuelles d’oxyde de soufre» et des «traces d’oxyde d’azote très légères». «Si je devais simplifier, je dirais que nous avions une fumée qui comprenait des substances carbonées classiques». Il a toutefois promis que les résultats de nouvelles analyses de ces fumées seront rendus publics aujourd’hui (Libération).