23 décembre 2023
La Cour suprême des États-Unis refuse de se prononcer en urgence sur l'immunité de Donald Trump

La Cour suprême des États-Unis a décidé de ne pas statuer en urgence sur la question de l'immunité présidentielle de Donald Trump, en lien avec ses actions durant la période de contestation des résultats de l'élection présidentielle de 2020. Cette décision retarde potentiellement le début du procès de l'ancien président, prévu pour le 4 mars, concernant ses pressions exercées lors de la dernière élection présidentielle.
Les avocats de Donald Trump soutiennent qu'il bénéficie d'une « immunité absolue » pour ses actes pendant qu'il était à la Maison Blanche, une affirmation que Trump a lui-même répétée sur sa plateforme Truth Social. Cependant, en décembre, la juge Tanya Chutkan avait rejeté une première demande d'immunité, estimant qu'aucun texte légal ne protège un ancien président contre des poursuites pénales. Les avocats de Trump ont fait appel de cette décision, ce qui pourrait prolonger la procédure judiciaire.
Le procureur fédéral Jack Smith avait demandé à la Cour suprême des États-Unis de trancher directement sur cette question d'immunité, sans attendre la décision de la Cour d'appel. Toutefois, la Cour suprême, majoritairement conservatrice et remodelée en grande partie par Donald Trump lui-même, a refusé cette demande.