13 février 2023
[La Chronique Agora] Les Etats-Désunis : Le président Joe Biden a prononcé la semaine dernière le discours annuel sur l’état de l’Union… Avec beaucoup de « missions accomplies » et de promesses intenables.
![[La Chronique Agora] Les Etats-Désunis : Le président Joe Biden a prononcé la semaine dernière le discours annuel sur l’état de l’Union… Avec beaucoup de « missions accomplies » et de promesses intenables.](https://tvl.fr/upload/media/article/0001/23/c4e88aa05af88446f9a18d914a663cd5984bbc39.jpg)
La semaine dernière, nous avons vécu une journée chargée pour les bonimenteurs. Jerome Powell a prononcé un discours avant que Joe Biden prenne le relai.
Il est facile de se moquer du discours de Joe Biden sur l’état de l’Union, et c’est ce que nous allons faire de ce pas. Joe Biden a toujours été un escroc. Désormais, c’est un vieil escroc. Et les vieux escrocs sont plus drôles que les jeunes.
Pourtant, nous avons été impressionnés. Ce vieil homme est parvenu à se lever pour prononcer un discours long et inutile. Ce fut un triomphe de plus de la politique sur le bon sens. Et un triomphe de la vieillesse et de la perfidie sur la jeunesse et la compétence. Son discours parlait vaguement de mener le pays vers un futur radieux. Mais ce ne sont pas les vieilles personnes qui montrent la voie vers l’avenir. Ils cèdent leur place, racontent des histoires, chantent des chansons et laissent le futur advenir.
Il faut remonter à Philippe Pétain, qui prit le pouvoir en France en 1940, pour retrouver trace d’un octogénaire occupant un rôle aussi important. Le résultat ne devrait pas être plus convaincant.
Le baratin de Joe Biden
Joe Biden a commencé son discours en déclarant que les Etats-Unis sont un pays unique en son genre, qui ne cesse de se renforcer face à l’adversité. Il a cité pour preuve une expérience qui n’a rien d’unique et que tous les pays ont connu, à l’exception de la Suède. Biden :
« Il y a deux ans, la pandémie de Covid a fermé les entreprises, les écoles, nous privant de beaucoup de choses. Aujourd’hui, le Covid ne contrôle plus nos vies. »
Il a également déclaré qu’il y a deux ans, « notre démocratie a dû faire face à un danger sans précédent depuis la guerre de Sécession ».
Bien entendu, le vieillard sur l’estrade a su vaincre ces dangers.
Mais sur les deux points, ce n’était que du baratin. Le Covid n’a jamais rien confiné. Le gouvernement a confiné l’économie, pas le Covid. Mais, au lieu de s’excuser auprès des millions de gens dont les vies ont été mises entre parenthèses, le président a présenté cela comme une grande victoire. Comme si lui, commandant en chef des forces armées anti-Covid, avait remporté une bataille décisive contre le virus.
De la même manière, la « démocratie » américaine n’était pas particulièrement en danger il y a deux ans. Les gens ont voté. Les résultats de l’élection ont été contestés. Personne n’a dit que nous n’avions pas besoin d’élection. Personne n’a dit que la démocratie avait fait son temps et qu’il fallait instaurer une monarchie ou une théocratie. Personne n’a foncé sur Pennsylvania Avenue à la tête d’une armée de chars d’assaut, pris un microphone et annoncé un coup d’Etat.