16 novembre 2018
Faut-il punir les femmes voilées ?
Julien Aubert (LR) veut punir le voile porté comme instrument de propagande.
Le député de Vaucluse a publié 18 propositions dans un document de 50 pages destinées aux citoyens musulmans, suggérant notamment l'interdiction du voile en entreprise ou encore l'obligation de choisir un nom français lors de la naturalisation.
Interdiction partielle du voile
Julien Aubert préconise "une interdiction du voile dans la sphère publique, une permission totale dans la sphère privée". Le député ajoute un "principe général d'autorisation du voile dans la rue et pour l'entreprise un principe général d'interdiction". Julien Aubert ajoute à ces principes des "exceptions et la possibilité pour une autorité compétente légitime de vous demander de l’ôter pour des motifs objectifs de trouble à l'ordre public. Si vous refusez de l’ôter, c'est que vous portez votre voile comme un instrument de propagande. Pour moi, c'est adhérer à l'idéologie islamiste et c'est ce qu'on puni."
Choisir un prénom français
Pour le député républicain, l’État n'a pas à se mêler de religion, en revanche il a le devoir de faire primer la culture nationale, moteur d'intégration et d'assimilation. Il préconise donc l'obligation d'obtention d'un nom français lors de la naturalisation : "Quand je deviens français, je choisi un deuxième ou un troisième prénom - pas le premier - mais un prénom est issu du calendrier, largement usité, de la coutume nationale. Si la France n'est pas capable de mettre ceci sur la table, c'est qu'en réalité nous ne sommes pas capable de parler d'intégration".
Le droit de la guerre appliqué aux islamistes
Julien Aubert veut "éradiquer l'islamisme ou les partis islamo-gauchistes comme le parti raciste et anti-blanc des Indigènes de la République". Concernant l'islamisme, il déclare que "à situation exceptionnelle, il faut un droit d'exception". Selon lui, des juges militaires appliquant le droit militaire devraient s'occuper des affaires de terrorisme.