28 octobre 2022
Corse : La pression des associations de défense des prisonniers aboutit au vote d'une résolution par l'assemblée et relance les débats sur l'assassinat d'Yvan Colonna par un islamiste

28 octobre 2022

Hier, des manifestants de 11 associations et groupes différents ont envahi l’hémicycle de l’assemblée de Corse. Ils voulaient faire entendre leur voix vis à vis de la situation des prisonniers politiques. Malgré un espoir donné par la Cour de Cassation à Pierre Alessandri pour une future semi-liberté, ils réclament aux élus d’aller plus loin. En ligne de mire, l’attitude de l’exécutif corse mené par Gilles Simeoni vis à vis de la France.
Heurts à l'Assemblée de Corse : des membres d'associations de défense de prisonniers investissent l'hémicycle
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— France 3 Corse (@FTViaStella) October 27, 2022
C’est directement par le compte de l’assemblée de Corse que la nouvelle tombe. Vers 22 heures, une résolution est votée par les élus. Et ce, à l’unanimité.

Le groupe de Jean Martin Mondolini a tout de même exprimé son désarroi face à la méthode utilisée par les manifestants qui ont provoqué quelques heurts lors de leur entrée dans les lieux.
Cette résolution renverse les allégations du gouvernement et de Gérald Darmanin quant à la notion de troubles à l’ordre public. S’il y a trouble, c’est du fait du maintien en détention des prisonniers corses alors que la société corse est favorable à leur libération. La volonté est de mettre l’état Français en position de responsable.
En outre, la libération quant à la sortie des prisonniers politiques n’est plus une simple revendication. Elle devient un préalable obligatoire aux discussions avec les représentants français. Un stade supplémentaire d’exigence a donc été posé.
Au-delà du sort de Pierre Alessandri et Alain Ferrandi, c’est aussi l’assassinat d’Yvan Colonna que les associations ont en tête. Elles ont rappelé la nécessité de faire toute la vérité sur le meurtre perpétré dans la prison de Arles en mars dernier par un islamiste radicalisé.
Enfin, l’inscription au FIJAIT (fichier national des auteurs d’infractions terroristes), sanction infligée à plusieurs militants corses doit, selon eux, être infligée uniquement aux terroristes islamistes. Mais aussi l’abandon des charges contre les militants poursuivis dans le cadre des mobilisations passées.
Article en intégralité sur Le Miroir du Nord