04 février 2021
Bons baisers de Russie

Souvenez-vous, c’était le 11 août 2020. Alors que Vladimir Poutine annonçait officiellement la mise au point par la Russie d’un vaccin « tout à fait efficace » contre le Covid, baptisé Spoutnik V, le président russe suscitait, au mieux, le scepticisme des responsables de l’UE, au pire, leurs moqueries. Or, six mois plus tard, et l’Europe de Bruxelles ayant une fois de plus démontré sa nullité crasse, voilà maintenant que ses représentants viennent piteusement toquer à la porte du Kremlin !
Un fiasco de plus pour l’UE
A l’époque, le fonds russe à l’origine de ce vaccin de forme classique fut en effet accusé par les scientifiques de l’UE d’avoir brûlé des étapes et fait preuve d’une absence totale de transparence. Un reproche que, avouons-le, ils auraient tout aussi bien pu faire aux autres laboratoires, dont beaucoup sont, aujourd’hui encore, dans l’incapacité de garantir non seulement l’efficacité de leur produit mais aussi son absence d’effets secondaires. De sorte que, plus que scientifique, cette condamnation semblait surtout de nature politique et diplomatique. Quoi qu’il en soit, le temps a passé et, tandis que la Russie vaccinait dès décembre sa population et voyait son Spoutnik V adopté par un nombre croissant de pays (17 à ce jour), les responsables de l’UE se faisaient rouler dans la farine par les géants de l’industrie pharmaceutique, au point de voir leur campagne vaccinale aujourd’hui quasiment au point mort. Un véritable fiasco, qui a rapidement poussé la Hongrie à se faire livrer 40 000 doses de Spoutnik V, et convaincu plusieurs autres Etats membres d’entrer en contact avec la Russie. Or, curieusement, alors que nous assistions à ce début d’« implosion » de l’Union, , la célèbre revue « scientifique » qui s’est discréditée en publiant en mai dernier une étude truquée sur l’inefficacité de l’hydroxychloroquine, rendait publique mardi les premiers résultats d’une enquête enregistrant une efficacité de 91,6 % de Spoutnik V contre les formes symptomatiques du coronavirus, et concluant qu’« un vaccin supplémentaire peut désormais rejoindre le combat pour réduire l’incidence du Covid-19 »…