19 avril 2019
Avant l’Élysée, Benalla aurait enchaîné les faux pas


Des laissez-passer accordés par des députés socialistes, un poste de bénévole qui n’existe pas sur le papier... Une enquête de France info revient sur les premiers pas d’Alexandre Benalladans la sphère de l’Assemblée, et met en lumière des méthodes controversées. Avant de collaborer avec Emmanuel Macron, il a travaillé dans le service d’ordre de Martine Aubry, puis d’Arnaud Montebourg. Celui-ci le licencie au bout de quatre mois.
C’est à ce moment-là, en octobre 2014, qu’Alexandre Benalla, qui n’est alors plus collaborateur du Parti socialiste, se serait rapproché de Benoît Hamon, afin qu’il lui délivre un laissez-passer, pour avoir accès à l’Assemblée nationale. «On se connaissait par le service d’ordre du PS», détaille l’ancien député à France info, à qui Alexandre Benalla avait affirmé être «chauffeur-assistant au Parti socialiste». «Il m’a demandé si je pouvais lui accorder un badge pour qu’il ait un accès à la salle de sport de l’Assemblée. Je n’y voyais pas d’inconvénient, j’ai accepté». Aujourd’hui, Benoît Hamon affirme aux journalistes de la chaîne publique qu’il «s’est fait enfumer».