December 15, 2021
Emmanuel Macron et le groupe de Višegrad: accord sur les migrants et le nucléaire?

Ils sont opposés sur bien des points, notamment concernant la primauté du droit européen sur les droits nationaux que contestent fermement la Hongrie et la Pologne, mais ils semblent s’accorder sur la question des migrants et celle du nucléaire à considérer comme “énergie verte.”
Arrivé à Budapest le 13 décembre dernier, Emmanuel Macron a joint ses propos à ceux du groupe de Višegrad, qui comprend Pologne, Hongrie, République Tchèque et Slovaquie.
Tous ont plaidé pour une meilleure protection des frontières de l’Union face au déferlement migratoire et pour la reconnaissance de l’énergie nucléaire comme “énergie verte.”
La France, qui prendra la présidence de l’UE le premier janvier prochain pèsera-t-elle réellement de tout son poids pour, comme le dit aujourd’hui Emmanuel Macron “réformer Schengen en profondeur, améliorer la protection des frontières extérieures et rendre le retour vers les pays d’origine plus efficace pour ceux qui ne sont pas éligibles à l’asile.”
“Améliorer…. rendre plus efficace”, des propos bien fades qui ne vont surement pas engendrer des actes radicaux. C’est la logorrhée diplomatique habituelle à laquelle Macron donne un peu plus de force à 4 mois des élections présidentielles.
Le président français a ensuite expliqué dans la presse que* “plutôt que d’utiliser la menace..il espérait convaincre et trouver les bons accords… pour sortir du blocage avec écoute et respect.”*
Que ne lève-t-il pas alors les sanctions contre Pologne et Hongrie et ne leur fait-il pas verser les aides européennes auxquelles ils ont droit.
Paroles, paroles.
CH