C’est tout le drame de ce pays, recensé en une poignée de faits divers réunis dans une semaine. Béziers est durement frappée ? Aucun officiel ne se déplace et quand François-Xavier Bellamy, eurodéputé LR, visite Béziers et rencontre Ménard, le président de son parti le recadre. Car Robert Ménard est « d’extrême droite ». Quand Mantes-la-Jolie s’enflamme, on nous explique que c’était parce que la ville avait cessé d’emmener nos bons sauvages à Deauville. Quand le chapiteau de Chanteloup brûle, « c’est parce qu’on n’a pas de plages islamistes », toujours cette culture de l’excuse, cette mauvaise foi et cet abandon systématique des pouvoirs locaux. Un policier des RG l’expliquait très bien : « lorsque les communistes ont disparu des quartiers, toutes les infrastructures ont été récupérées par les prêcheurs de haine, qui au club de foot, qui à la maison des jeunes, qui entretiennent cette haine de la France. » Haine de la France dites-vous ? Cela n’a pas empêché les villes de déléguer sécurité et lien social à ces « grands frères » de cité dont certains se sont retrouvés en Syrie et en Irak. Cette brillante politique de la Ville qui a vu injecter des milliards partis en fumée au détriment des zones rurales qui, elles, ne mettent le feu nulle part mais se consument d’abandon.
Les Gilets jaunes préparent l’acte 50 et tous savent que cela n’apportera que mutilations et violences supplémentaires à l’encontre d’un peuple qui est non seulement le perdant de la mondialisation mais à qui les pouvoirs publics préfèrent cette population de petits imbéciles. Gare au retour de bâton des ploucs !
A vrai dire, on est presque lassé d’écrire ces lignes, tant le constat est connu, tant les informations sont toujours les mêmes avec toutefois cette accélération lente et progressive des faits divers. Tranquillement, et avec l’adhésion des masses, l’Etat se désagrège, le régalien s’efface, les dettes s’empilent et le contrat social se déchire. A se demander pourquoi on paie encore.