La tribune des généraux enflamme les débats à un an de l’élection présidentielle
À l'initiative de cette tribune, l'ancien officier et responsable du site «Place d'armes», Jean-Pierre Fabre-Bernadac dénonce un « certain antiracisme » qui ne cherche qu'à créer «* un mal-être sur notre sol** »*, « l'islamisme » qui nourrit le séparatisme, la « haine » et l'utilisation de la force contre les gilets jaunes.
Une tribune qui a provoqué un séisme et mis en ébullition la classe politique et les médias. Certains n’ont pas hésité à souligner une infraction au devoir de réserve de « La Grande Muette ».** Marine Le Pen**, présidente du Rassemblement National, a salué l’initiative, appelant les généraux à la rejoindre* « dans la bataille pour la France* ». Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, a jugé l’initiative excellente.
Du côté du gouvernement, le ministre des Armées, Florence Parly, a condamné « une tribune inacceptable rédigée par des généraux en retraite qui ne représentent qu'eux-mêmes » et a promis un recensement des militaires signataires pour sanctionner ces comportements « inacceptables ». La chasse aux sorcières est lancée !
L’aile gauche du paysage politique français a pour sa part fait le choix de l’indignation.** Jean-Luc Mélenchon**, président de La France Insoumise, a appelé le procureur général Rémy Heitz à engager des poursuites envers les militaires signataires pour «appel à l’insurrection ».
A un an de l’élection présidentielle, cette tribune remet** les questions sécuritaires sur le devant de la scène**. Un thème qui pourrait rythmer l’essentiel des débats dans la course à l’Élysée.