Si le taux de fécondité est repassé de 1,32 enfants par femme à 1,45 entre 2015-17, il y a eu à nouveau une baisse des naissances en 2018 : 388000 naissance contre 403000 en 2017. Cela n’est pas forcément dû à un échec du programme de cotisations familiales « Rodzina 500+ » introduites par le PiS. En effet, vu le vieillissement de la population polonaise et le fait qu’il y a de moins en moins de femmes en âge de procréer, même une hausse du nombre d’enfants par femme en âge de procréer (taux de fécondité) ne suffit pas à inverser la baisse des naissances. Elle ne peut que ralentir, voire à terme stopper cette baisse, tandis que le nombre de décès continue d’augmenter (avec 414000 décès l’année dernière, la Pologne a eu le plus grand nombre de morts en un an depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale).
La Hongrie a le même problème puisque sa population, malgré les politiques natalistes très généreuses pour les familles conduites depuis le début de la décennie, continue de voir sa population se réduire et le nombre de nouvelles naissances baisser légèrement.
Mais c’est aussi un problème culturel. En Pologne, les familles catholiques pratiquantes ont en moyenne plus d’enfants que les autres. La baisse du nombre d’enfants est donc aussi la conséquence logique de la baisse de la pratique religieuse (environ 38% de catholiques pratiquants réguliers aujourd’hui contre près de 50% au début du siècle).