Dans cette prison de 315 places, les détenus possèdent la clef de leur cellule, ouverte en journée, et peuvent circuler librement dans l'enceinte de la prison. Jardins, terrain de foot... « On nous laisse assez libres. C’est un peu comme si on était dehors tout en étant enfermé » explique un détenu condamné à 22 ans de détention. L'établissement pénitentiaire, ouvert en 1986 à l'initiative du garde des Sceaux Robert Badinter, a pour objectif de faciliter la réinsertion des détenus. Des détenus condamnés à 85% pour des faits d'agressions sexuelles...
Le reportage de TF1 a déclenché la polémique sur les réseaux sociaux, des spectateurs comparant la prison à un « club med » pour des violeurs et des pédophiles. Et si la directrice de l'établissement déclare que ce mode de fonctionnement est « bénéfique pour les détenus qui sont ainsi moins désociabilisés », il est fort probable que ce type de conditions de détention aide surtout à monnayer une certaine paix sociale. En effet, alors que l'année 2018 recensait 4 314 agressions de prisonniers à l'encontre des agents de l'administration pénitentiaire.